Serge TORNE-SISTERO

Jeudi 15 Décembre 2005. Le gardien de la paix Serge Torne-Sistero, affecté à la circonscription de sécurité publique de Toulon (Var), revient d'une mission d'escorte de détenu à la prison de Draguignan avec deux équipiers. Ils se trouvent véhiculés sur la route nationale N°7 à proximité de Vidauban lorsqu'ils sont victimes d'un accident de la route impliquant deux autres voitures.

Une femme d'une cinquantaine d'année qui conduisait le véhicule est entrée en collision frontale avec celui des trois policiers alors même que cette dernière était victime du conducteur d'un troisième véhicule qui tentait un dépassement dangereux et s'est rabattu au dernier moment.
Le policier âgé de cinquante-deux ans meurt sur le coup.

Le 22 Décembre 2005, Serge Torne-Sistero est cité à l'Ordre de la Nation, et élevé au grade de Brigadier-Major à titre posthume.

Sources :
Journal officiel du 23/12/2005, page 19858, "Citation à l'ordre de la nation"

Sébastien HAUTEM

2005 - Le gardien de la paix Sébastien Hautem est victime d'un télescopage entre deux véhicules d'intervention à la recherche d'un véhicule suspect.

Marié et père d'un enfant, il avait 31 ans. Il est nommé Lieutenant de police et reçoit la médaille d'or pour acte de courage et de dévouement à titre posthume.

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Mercredi 23 Novembre 2005. Un cambriolage effectué au moyen d'un véhicule-bélier se produit vers 1h du matin dans une grande enseigne de la rue Victor Hugo au Havre (Seine Maritime). Le véhicule relais des casseurs, une Volkswagen Golf, est repérée dans le centre ville près de la gare. Prévenus par moyens radios, l'ensemble des équipages de police de la circonscription sont sensibilisés pour l'intercepter.

Mais un drame se produit au carrefour de la gare : la voiture de la brigade anticriminalité entre violemment en collision avec une Peugeot 306 du service général, venue du boulevard de Strasbourg. Le choc est terrible et le passager du véhicule de la BAC est éjecté alors que l'engin fait plusieurs tonneaux.

Le gardien de la paix Sébastien Hautem, trente-et-un ans, marié et père d'un garçon âgé de deux ans, meurt des suites de ses blessures.

L'accident a créé un énorme traumatisme au sein de la police nationale havraise, mais des investigations doivent malgré tout être menées. Une reconstitution a eu lieu sur place de la gare à la mi-décembre pour vérifier des hypothèses et afin de prévenir les risques sur ce genre d'intervention. En faisant circuler une Peugeot 306 sur le périmètre bouclé, ils se sont encore intéressés à la trajectoire des deux véhicules. A la vitesse à laquelle ils ont pu aborder le carrefour. Ils ont aussi observé de très près le jeu des feux tricolores.

Jeudi 13 Décembre 2007. Le tribunal correctionnel du Havre condamne à quatre mois de prison avec sursis le conducteur du véhicule de police sérigraphié à l'origine de l'accident. Âgé de vingt-neuf ans, il est reconnu coupable d'homicide et de blessures involontaires. Dans le délibéré rendu trois semaines après le procès, les juges ont suivi à la lettre les réquisitions du parquet, modestes compte tenu du contexte.

Jeudi 10 Mai 2012. La cour d'honneur de l'hôtel de police du Havre est baptisée au nom du Lieutenant de police Sébastien Hautem.

Sources :
Journal officiel n°275 du 26 novembre 2005 page 18384, "Citation à l'ordre de la nation"
Paris-Normandie, article du 26/05/2006, "Mort d'un policier havrais, nouvel expertise de l'accident"
Paris-Normandie, article du 13/12/2007, "Le Havre : un policier condamné"

Joris AUCOIN

2005 - L'adjoint de sécurité Joris Aucoin est victime d'un tir déclenché accidentellement par un autre policier, en dehors d'une zone neutre.
Mercredi 20 Avril 2005. L'adjoint de sécurité Joris Aucoin, vingt-cinq ans, se trouve au deuxième étage de l’hôtel de police de Bordeaux (Gironde) lorsqu'il est victime d'un coup de feu tiré accidentellement par un brigadier-chef âgé de quarante-deux ans affecté à la brigade des mineurs, et lequel manipulait son pistolet automatique Sig Sauer 2022 dont sont dotés les policiers depuis peu.

Le projectile traversait la cloison d'un bureau et venait frapper mortellement le jeune adjoint de sécurité, fils de policier. Le brigadier-chef qui devait partir sur une interpellation a manipulé son arme qui était déjà chargée, éjectant une cartouche. C'est en cherchant le levier de désarmement que son index a actionné accidentellement la queue de détente.

Une information judiciaire est ouverte pour "homicide involontaire par manquement à une obligation de sécurité". Parallèlement, une enquête a été confiée à la police judiciaire ainsi qu'à l'IGPN. Le drame a créé un choc au commissariat central de Bordeaux.

Samedi 23 Avril 2005. Les obsèques officielles de l'adjoint de sécurité Joris Aucoin ont lieu dans la cour d'honneur de l'hôtel de police de Bordeaux en présence du préfet de la Gironde, du directeur général de la police nationale, et du directeur central adjoint de la sécurité publique. Il est élevé au grade de gardien de la paix à titre posthume et reçoit la médaille d'honneur de la police nationale. Le jeune policier repose au cimetière d'Artigues et laisse une famille anéantie, et une compagne.

Vendredi 22 Décembre 2006. Le tribunal correctionnel de Bordeaux condamne à six mois de prison avec sursis le policier à l'origine du drame. Ce dernier était administrativement sanctionné d'un blâme et d'une mutation en région parisienne.


Sources :
Sud-Ouest, article du 22/12/2006, p.4, "Condamné pour la mort de son collègue"
Le Parisien, article du 21/04/2005, "Un adjoint de sécurité tué par un policier"
Le Parisien, article du 22/04/2005, "Le policier de la brigade des mineurs mis en examen"
La Dépêche du Midi du 25/04/2005, "Cérémonie pour le jeune policier tué"

Henri LOIRE

Lundi 24 janvier 2005. La neige s'abat lourdement sur toute la France. Vers 14h00, le brigadier-chef Henri Loire, affecté à la circonscription de sécurité publique de Draguignan et détaché à Fréjus-St-Raphaël (Var), se trouve au guidon d'une moto banalisée du service. Juste avant de franchir l'enceinte du commissariat à allure normale, mais il perd le contrôle de l'engin et fait une chute mortelle. Henri Loire est cité à l'ordre de la nation et nommé Lieutenant de police à titre posthume.

Sources :
JORF n°30 du 5 février 2005 page 1950, texte n° 42, "Citation à l'ordre de la nation"
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