Mickaël LEFEBVRE

2004 - Le gardien de la paix Mickaël Lefebvre chute mortellement d'un toit alors qu'il vient d'interpeller l'auteur d'un cambriolage.

Originaire d'Amiens (Somme), Mickaël Lefèbvre, vingt-huit ans, laisse une jeune veuve enceinte de sept mois : Cindy, vingt-sept ans.

Il était affecté à l'Unité de police de proximité d'Asnières depuis Janvier 2003. Il est fait chevalier de la Légion d'honneur et reçoit la médaille d'or de la police nationale, celle pour acte de courage et de dévouement. Il est élevé au grade de lieutenant à titre posthume.

Lundi 27 Décembre 2004. Naissance de la petite Élise à Amiens (Somme). Elle est déclarée pupille du département par le conseil général des Hauts-de-Seine.

Si vous êtes un proche de la victime,
merci de me contacter.
Mercredi 17 Novembre 2004. Un riverain vigilant signale à Police-Secours un cambriolage en cours dans le pavillon d'un médecin domicilié Rue Mauriceau à Asnières-sur-Seine (Hauts-de-Seine). Il est 21h30. Les effectifs de police s'organisent rapidement et cernent le quartier ; l'individu est repéré en train de fuir par les toits.

Un policier emprunte alors le même chemin que le voleur sur une longue toiture de tôle ondulée de la Rue d'Argenteuil. La toiture abrite seize box de garages, certaines parties sont translucides pour filtrer la lumière mais elles sont moins résistantes.


Lorsque le gardien de la paix Mickaël Lefèbvre parvient à rattraper le malfaiteur, ils se trouvent tous deux sur le toit du box N°13 qui cède sous leurs poids. Ils chutent très lourdement de plusieurs mètres. Le jeune policier reste inconscient et le malfaiteur en profite pour s'enfuir.

Ali Bedahech, vingt-trois ans, est néanmoins interpellé quelques instants plus tard, puis transféré dans les locaux de la sûreté départementale. Malgré la chute il n'est blessé que légèrement. On retrouve sur lui un maigre butin : des bouteilles d'alcool et des bijoux.

Le gardien de la paix Mickaël Lefèbvre est transporté rapidement à l'Hôpital Beaujon de Clichy (Hauts-de-Seine), mais son état s'aggrave dans la nuit : il meurt d'un grave traumatisme crânien. Âgé de vingt-huit ans et marié à Cindy, il attendait la venue au monde d'une petite Elise.

Vendredi 19 Novembre 2004. Jugé en comparution immédiate, le tribunal de Nanterre condamne Ali Bedahech à un an de prison ferme, la mort du policier n'ayant pu lui être imputée juridiquement.

Sources et références :

Journal officiel du n°276 du 27/11/2004, page 20179, "Citation à l'ordre de la nation"
Le Parisien du 19/11/2004, "Un policier entre la vie et la mort"
Le Parisien du 20/11/2004, "Vive émotion après la mort du jeune policier"
Le Parisien du 22/11/2004, "Hommage national au jeune policier décédé"
Le Parisien du 23/11/2004, "Dernier hommage à Mickaël, le policier décédé"
Le Parisien du 30/12/2004, "La jeune veuve met une petite fille au monde"

Jérôme VAN VAERENBERG

2004 - L'Adjoint de sécurité Jérôme Van Vaerenberg est tué alors qu'il tente d'intercepter un véhicule en fuite près de Troyes. Âgé de 27 ans, il était marié.

Si vous êtes un proche de la victime,
merci de me contacter.
Jeudi 28 Octobre 2004. Trois policiers affectés au commissariat de Troyes (Aube) identifient formellement au volant de son véhicule un individu interpellé la veille pour conduite sans permis. Il est 9h30.

Les policiers veulent procéder à son contrôle mais ce dernier n'obtempère pas à leurs injonctions et prend la fuite. Depuis le 12 Mars 2004, la conduite sans permis est effectivement un délit puni d’un an d’emprisonnement et de 15 000 € d’amende.

A bord de leur Renault Scénic, les policiers entament une rude poursuite dans les rues de la ville, puis jusque dans le nord-ouest, en rase campagne sur une dizaine de kilomètres. A l'approche d'un virage, le véhicule du malfrat se déporte volontairement contre le véhicule de police. Un accident irrémédiable se produit.

L'adjoint de sécurité Jérôme Van Vaerenberg, passager à l'arrière du Renault Scenic, est éjecté de l'habitacle et retrouvé très grièvement blessé. Les services de secours le transportent jusqu'au centre hospitalier de Troyes. Mais son décès est déclaré à l'arrivée aux urgences. Il avait vingt-sept ans et laisse une veuve. Il est nommé gardien de la paix à titre posthume.

1er Juin 2007. La cour d'assises de Haute-Marne condamne le meurtrier à douze ans d'emprisonnement, lequel comparaissait déjà écroué. (identité du mis en cause non révélée)

Sources :
Journal officiel n°259 du 6 novembre 2004 page 18785, texte n° 50, "Citation à l'ordre de la nation"
AFP, article du 02/06/2007, "Policier tué lors d'une course poursuite, 12 ans de prison pour le chauffard"

Bruno FERRARIS

2004 - Le gardien de la paix motocycliste Bruno Ferraris est victime d'un accident de la route sur l'autoroute A 15. Âgé de 29 ans, il était marié et attendait la venue au monde d'un enfant.
Jeudi 6 mai 2004. Un usager de l'autoroute A15 signale qu'un cycliste circule à contre-sens sur la bande d'arrêt d'urgence. Des motards de la Compagnie Républicaine de Sécurité N°7 basée à Deuil-la-Barre (Val d'Oise) sont envoyés pour le retrouver et le mettre hors de danger.
 

Ces derniers empruntent une bretelle d’accès à l’autoroute afin d’intercepter le cycliste quand l'un des motards est happé par un véhicule circulant sur la voie la plus à droite. 

Le choc est très violent. Malgré les tentatives des services de secours venus sur place rapidement pour le réanimer, le gardien de la paix Bruno Ferraris décède sur place. Âgé de vingt-neuf ans, il était marié et attendait la venue au monde d'un enfant.

De cette tragédie nait malgré tout un heureux évènement.

Tedj Salhi a un acte de naissance peu banal. « Né à Pontoise, autoroute A 15, sortie 9. » C'était le 6 mai, à 17 h 40. Ses parents, Saïd et Louisa Salhi, un jeune couple d'Eragny-sur-Oise, foncent vers l'hôpital. L'accouchement est imminent. Mais leur antique Peugeot 405 se retrouve coincée dans un embouteillage. 

Deux cents mètres devant, un accident grave vient de se produire. « Ma femme s'est mise à crier, je me suis retourné, la tête du bébé était sortie, se souvient Saïd. Je me suis garé sur la bande d'arrêt d'urgence et j'ai fait de grands gestes. Sur le coup, on a eu un peu peur, car le bébé devenait tout bleu. »

Mais les pompiers et les policiers qui intervenaient sur l'accident se sont vite approchés. Ils ont arrêté une ambulance, un pompier a coupé le cordon. L'enfant et sa maman ont été rapidement transportés à l'hôpital de Pontoise, où le service d'état civil a dû passer moult coups de fil pour déterminer la commune de naissance du bébé.

« Le lendemain, on a découvert dans le journal que notre bonheur était lié à un malheur, explique Saïd. L'accident avait fait un mort, un motard des CRS. On voulait envoyer un mot de solidarité, pour dire que cela avait peut-être permis de sauver notre fils. Finalement, on n'a pas osé, on craignait que ce soit déplacé. Mais ça nous a marqués et, quand notre fils sera grand, on lui dira tout ce qui s'est passé. Pour qu'il sache combien la vie est précieuse. »

Sources:
JORF n°113 du 15 mai 2004 page 8695, texte n° 51 , "Citation à l'ordre de la nation"
Le Parisien, article du 30/12/2004, "Tedj, né dans un embouteillage sur l'A15"

Sandrine MAUCLERT

2004 - La gardienne de la paix Sandrine Mauclert-Berger succombe à une blessure en intervenant sur une rixe.

Si vous êtes un proche de la victime,
merci de me contacter.
Dimanche 29 Février 2004. Deux automobilistes à l'origine d'un accident matériel se rendent à l'accueil du commissariat central de police de Strasbourg (Bas-Rhin) pour se disputer les torts. La banale altercation se transforme en pugilat et les policiers de l'unité de nuit présents interviennent aussitôt pour les séparer.

Dans la lutte, la gardienne de la paix Sandrine Mauclert, vingt-six ans, est victime d'un malaise cardiaque. Transportée aux urgences du CHU de Hautepierre, elle tombe dans un coma irréversible.

Mardi 2 Mai 2004. La jeune policière décède des suites de ses blessures consécutivement à l'intervention. Domiciliée à Muttersholtz avec son mari, également policier, elle était mère de deux garçons, Alexandre et Lucas.

Ses obsèques officielles ont lieu à Sélestat en présence de nombreux officiels et de proches émus. Sandrine Mauclert reçoit la Médaille d'honneur de la Police Nationale et la Médaille d'Or des Actes de courage et de dévouement. Elle est nommée Lieutenante de police à titre posthume.

Sources :
Journal officiel du 13 Mai 2004, page 8520, "Citation à l'ordre de la nation"

Mentions légales

Toutes les informations et photographies contenues dans les récits qui suivent ont été obtenues à partir de recoupement d'articles de presse archivés et/ou numérisés dans les moteurs de recherches, et/ou à partir des nombreuses correspondances avec les proches des victimes. Les sources sont citées mais il faut rester prudent sur leur fiabilité.

Les propos injurieux, haineux, indécents et globalement hors sujet ne seront pas acceptés. Il s'agit avant toute chose de rendre hommage à ces personnes.

Tous droits réservés.