Michel NEVOT & Eric GARCIA

1989 - Deux gardiens de la paix sont abattus par un détenu évadé de la prison de Mende, et qu'ils venaient d'intercepter de nuit dans les rues de Nîmes.
Entré dans la police en 1971, le gardien de la paix Michel Nevot, trente-sept ans, est transporté dans un état grave vers l'hôpital Guy de Chauniac de Montpellier, mais il s'éteint le lendemain. Il était marié et père de deux enfants.

Entré dans la police en 1975, le gardien de la paix Eric Garcia, trente-trois ans, décède dans l'ambulance qui l'achemine vers l'hôpital. Marié et père d'un enfant, il était fils de policier, ainé d'une fratrie : deux frères, une soeur.

A l'issue de sa formation au Centre régional d’instruction de Châtel-Guyon (Puy-de-Dôme), il fût affecté à Bastia (Haute-Corse) avant de rejoindre sa région d'origine à Nîmes où il intègrait rapidement la brigade de surveillance de nuit.
Jeudi 28 décembre 1989. La brigade de surveillance de nuit de Nîmes (Gard) repère un individu suspect à bord d'une Volkswagen Golf de couleur blanche immatriculée dans le Rhône, circulant Avenue du Président Salvadore Allende. La patrouille est composée du brigadier Hortala et des gardiens de la paix Nevot, Doro et Garcia.

Mais le conducteur de la Golf ne se laisse pas intercepter et prend des risques inconsidérés. Il ne parvient cependant pas à distancer les policiers expérimentés, lesquels ne se doutent pas que le malfaiteur est Hamdane Djemaa, trente-et-un ans, détenu évadé de la prison de Mende (Lozère). Il est activement recherché dans tout l'hexagone depuis le 11 du même mois, jour de son évasion et conduit un véhicule qu'il vient tout juste de voler.

Vers 22h00, au terme de la poursuite, le malfaiteur est acculé dans une impasse au croisement de la rue de l'Ancien Vélodrome et de la rue Terraube. Il recule en poussant le régime du moteur à fond et percute volontairement et violemment le véhicule de police. Suite au choc, il est couché sur le volant, immobile. C'est une ruse.

Les gardiens de la paix Eric Garcia et Michel Nevot s'approchent les premiers du véhicule volé lorsque Djemaa se relève subitement, un pistolet automatique à la main. Il tire sans hésitation et blesse mortellement le gardien Garcia à l'abdomen et le gardien Nevot à la tête. Dans le même temps, le brigadier Alain Hortala applique deux tirs et neutralise définitivement le scélérat.

A bord de la Golf, on retrouve un fusil et un sac de sport de marque Dunlop rempli avec 120.000 francs en espèces. Somme qui provient d'un braquage commis quelques heures plus tôt en Savoie dans un Crédit Agricole.

Une empreinte sur le véhicule désigne un autre complice, Rémy Sivane. Ce dernier s'était échappé de la prison de Mende avec l'aide de Djemaa, et sera interpellé une vingtaine de jours plus tars à Paris. (suites judiciaires ignorées)

La voie où s'est joué ce drame porte désormais le nom de "Impasse Garcia-Nevot".

Sources et références :
Entretien avec Eric garcia (frère)
Entretien avec Christian Vezon (Commandant du corps urbain de Nîmes)
Journal officiel n°83 du 07/04/1990, page 4264, "Ordre de la légion d'honneur"
Le Monde du 31/12/1989, "Mort d'un deuxième policier après la fusillade de Nîmes"
Le Nouvel Obs du 08/01/1990, article " L'hiver des évadés"

Louis DIAS

1989 - Le gardien de la paix Louis Manuel Dias est tué par arme à feu alors qu'il garde les locaux de la brigade financière à Paris. Marié et père de trois enfants, il avait 34 ans.

Nommé brigadier de police à titre posthume, il reçoit la médaille d'or pour actes de courage et de dévouement, la médaille d'honneur de la police française ainsi que la grande médaille de vermeil de la ville de Paris.

Son nom est inscrit dans le marbre du monument dédié aux policiers victimes du devoir de la cour d'honneur de la Préfecture de police. 

Si vous êtes un proche de la victime,
merci de me contacter.
En 1987, la ville de Paris décide de la création d'une zone d'aménagement concerté dans le quartier de la gare dans le 13ème arrondissement. Les constructions y sont vétustes, et pour certaines inoccupées. Les premiers grands travaux commencent en décembre 1988.

Au 122 rue du Château des Rentiers, la Brigade de recherches et d'investigations financières voit le jour dans des locaux nouvellement bâtis. Dans les bâtiments voisins certains locaux toujours en construction ne sont toujours pas livrés. De fait, des agents de sécurité de la ville de Paris effectuent régulièrement des rondes de nuit et partagent régulièrement le temps et les lieux avec les policiers ayant la charge de surveiller les locaux de la BRIF.

Dans la nuit du mardi eu mercredi 20 Décembre 1989, deux gardiens de la paix se trouvent en faction à la BRIF lorsque deux vigiles de la société SGI se présentent à l'entrée, tandis qu'un troisième reste en retrait à l'extérieur.

Lorsque les policiers leur ouvrent la porte d'accès aux locaux, ils ne se doutent pas que leurs intentions sont crapuleuses et qu'ils ont été licenciés. Après avoir gagné leur confiance, les deux malfaiteurs parviennent à désarmer l'un des policiers sous la menace d'une arme blanche. Ils gagnent les ascenseurs avec pour objectif de voler d'autres armes de service stockées dans l'armurerie. Mais un drame se produit alors que le deuxième policier intervient. L'un des truands tire et atteint mortellement le gardien de la paix Louis Manuel Dias au ventre. Le second policier est retrouvé en état de choc, désarmé.

Dimanche 24 Décembre 1989. Trois individus sont interpellés et mis en examen par le juge d'instruction Malleret pour homicide volontaire sur personne dépositaire de l'autorité publique.

Le principal suspect, Patrice Caramelle, vingt-deux ans, est interpellé à Argelès-sur-Mer (Pyrénées orientales) au domicile de ses parents par la brigade criminelle de Paris, assistée de la police judiciaire de Perpignan. Son complice, Florent Blondin, vingt-deux ans, s'est constitué prisonnier la veille au poste de police de la Gare du Nord avec l'une des deux armes dérobées aux policiers. Le troisième suspect, Marceau Lequint, vingt-quatre ans, est arrêté à Cambrai (Nord). (suites judiciaire ignorées)

Sources :
Le Monde du 28/12/1989, "Inculpation de trois vigiles à Paris"

Christian CARON & Fernand SEITHER

1989 - Deux policiers du RAID sont abattus par un forcené retranché dans son domicile à Ris-Orangis dans l'Essonne.
Jeudi 31 Août 1989. Un magistrat du parquet d’Évry (Essonne) vient notifier une mesure d'internement psychiatrique d'office à l'encontre de Gérard Marilier, quarante-six ans. Il s'agit d'un agent de sécurité rongé par la dépression et gravement paranoïaque, en congé maladie depuis quatre ans. 

Lorsqu'un commissaire et trois effectifs du commissariat local se rendent à son domicile vers 17h15, au 34 rue de la Fontaine à Ris-Orangis (Essonne), ils ne se doutent pas que l'individu est un fou de la gâchette, et qu'il collectionne des armes de guerre.

Dans un premier temps Marillier refuse catégoriquement le dialogue et laisse sa porte close aux policiers. L'inspecteur Jean-Luc Granjean, trente-cinq ans, décide d'escalader la façade au moyen d'une échelle. Extrêmement vigilant, l'homme ouvre alors le feu à travers un volet fermé, blessant sérieusement le policier au visage.

Désormais retranché chez lui, d'important renforts de police sont envoyés sur place pour faire face à sa détermination. Le directeur départemental de l'Essonne décide de faire appel aux spécialistes de l'unité d'élite du RAID (recherche, d'assistance, d'intervention et de dissuasion) sous les directives du commissaire Ange Mancini.

Après s'être muré dans un silence déroutant, à intervalles réguliers, l'individu fait feu à plusieurs reprises sans faire de victime. Puis, vers 20h30, le Procureur de la République donne l'autorisation de mener l'assaut.

Deux équipes du RAID interviennent simultanément. L'une doit entrer à l'aide d'explosifs par la porte principale - la détonation servira de signal indiquant à l'autre d'entrer dans le même temps depuis le balcon opposé par une baie vitrée au moyen d'une masse. Cependant, le blindage de la porte d'entrée sera plus important que prévu... le forcené l'a renforcée de plaques de métal.

Alors que l'ordre d'investir la maison est donné, deux membres du RAID se trouvent de fait bloqués sur le palier de l'entrée tandis que trois effectifs tentent de s'immiscer dans la pièce principale.

Tapis derrière du mobilier renversé dans un couloir, Gérard Marilier utilise un fusil de guerre Mauser modifié calibre 7,62 alors capable de percer le blindage et les gilets de protection des policiers. Il tire à plusieurs reprises dans leur direction.

Malgré l'emploi d'un bouclier balistique, un projectile fracasse le pistolet Beretta de l'inspecteur divisionnaire Christian Caron et l'atteint mortellement au cou. A ses côtés, le gardien de la paix Fernand Seither est atteint mortellement à la poitrine.

Le gardien de la paix Thierry Azzouzi est atteint à l'artère fémorale ; couché derrière une table renversée, le forcené continue de tirer dans sa direction. De longues minutes s'écoulent lorsque la porte d'entrée cède enfin. Le forcené, blessé par deux tirs de l'inspecteur divisionnaire Christian Caron, est enfin maîtrisé. Il est 22h15.

Lors de l'enquête menée par la police judiciaire établie que la Direction départementale de l'action sanitaire et sociale avait alertée sur la grande dangerosité de Gérard Marilier.
Créée en 1985, l'unité d'élite de la police nationale perd deux de ses hommes alors qu'elle opère sur un forcené retranché dans son domicile à Ris-Orangis, en 1989.

L'inspecteur divisionnaire Christian Caron (en haut), quarante ans, était marié à Catherine et père de trois enfants. Cité à l'ordre de la nation, il est nommé commissaire de police à titre posthume. Il venait de la célèbre Brigade antigang, la Brigade de recherche et d'intervention (BRI). La 40ème promotion de l'école nationale supérieure de la police (1988-1990) porte son nom.

Originaire de l'Alsace, le sous-brigadier Fernand Seither, trente-et-un ans, était marié et attendait la venue au monde d'une petite fille. Cité à l'ordre de la nation, il est nommé officier de paix à titre posthume. Il venait du Groupe d'intervention de la police nationale de Strasbourg. La 44ème promotion de l'école nationale supérieure des officiers de police (1989-1990) porte son nom.


Quinze jours avant le drame, le Docteur Michel Mauroy, psychiatre au centre hospitalier intercommunal de Villeneuve-Saint-Georges, avait envoyé une lettre à la DDASS recommandant des mesures exceptionnelles en cas de mise en oeuvre d'une hospitalisation d'office le concernant. Confrontés depuis plusieurs semaines à des crises de démences, les parents et le voisinage de Marilier avaient tout tenté pour le faire interner, en vain. Marilier, irresponsable pénalement de part son aliénation mentale, ne sera jamais jugé.

Lundi 4 Septembre 1989. Les obsèques officielles des deux policiers sont célébrées au siège du RAID à Bièvres (Essonne) en présence du Ministre de l'intérieur, Monsieur Pierre Joxe lequel déclarait : "Aucun de ceux qui servent au RAID ne s'est jamais pris pour un héros. [...] Chacun sait pourtant, en entrant ici, qu'il aura à travailler dans des situations difficiles, d'où le risque n'est jamais exclu, risque assumé calmement, sans emphase." Christian Caron et Fernand Seither sont les premiers hommes du RAID à trouver la mort en opération de police depuis la création de cette unité en 1985.


Sources :
Le Monde article du 02/09/1989, "A Ris-Orangis, 2 policiers du RAID tués par un forcené"
Le Monde article du 03/09/1989, "Le chef du RAID donne des précisions sur l'opération de Ris-Orangis"

Le Monde article du 06/09/1989, "A Bièvres, M. Joxe a rendu hommage aux 2 policiers du RAID tués" 
Livre "Le Jour où j'ai tué HB" par Daniel Boulanger

Gérald POTTIER

1989 - Le brigadier-chef Gérald Pottier trouve la mort dans un accident d'hélicoptère alors que son équipage lutte contre un important incendie de forêt près d'Aubagne.

Marié et père d'un enfant, il est cité à l'ordre de la nation et fait chevalier de la légion d'honneur.
Lundi 17 juillet 1989. Un hélicoptère bombardier d'eau type dragon 13.1 Ecureuil AS350 de la Sécurité Civile de la base de Marignane gagne le massif de la Sainte-Baume dans le secteur de la Grande Vigne, où un important incendie s'est déclaré. A bord se trouvent quatre membres d'équipage très expérimentés, qui vont lutter toute l'après midi contre les flammes gigantesques ayant dévoré une quinzaine d'hectares de garrigue et de pinède.

Une zone d'atterrissage pour permettre le ravitaillement en carburant est improvisé sur le stade de football de la commune de Gemenos (Bouches-du-Rhône).

Mais un drame se produit aux environs de 20h15 alors que la mission prend fin et que l'équipage décolle pour rejoindre la base depuis le stade. L'appareil subit une résonance-sol qui le rend violemment instable. Il vient s'abîmer à plusieurs reprises au sol avant de se désintégrer entièrement.

On relève trois blessés : le pilote Christian Lavignac et deux pompiers membres du CODIS 13 et malheureusement un mort : le mécanicien sauveteur secouriste Gérald Pottier, cinquante ans.

Originaire du Nord, Marié et père d'un enfant, Gérald Pottier est entré dans la police nationale en 1962. Ses compétences lui permettent d'être détaché rapidement à la sécurité civile, d'abord à la base de Quimper dès 1965, puis à Nice en 1974, à Lille en 1979, et enfin à Marignane depuis 1981.

Décrit comme un homme de conviction très engagé au service de la collectivité, il menait très régulièrement de manière anonyme et totalement désintéressée le combat contre les incendies de forêt. A Gemenos, Avenue de la 2ème Division Blindée, entre l’école maternelle Vessiot et l’entrée du parc Jean-Baptiste d'Albertas, une place éponyme et une stèle commémorative honorent désormais sa mémoire. A Vitrolles, la caserne de sapeurs pompiers porte également son nom.

Sources
Entretien avec Ludovic Pottier
Le Monde du 19/07/1989, "Un hélicoptère de la sécurité civile s'écrase : un mort, trois blessés"

Roger GUILLEMOT

crédit photo : Stéphane Guillemot, tous droits réservés
1989 - Le gardien de la paix Roger Guillemot est victime d'un accident de la circulation alors qu'il transfère un individu interpellé.
Samedi 20 Mai 1989, 2h. Quatre policiers de la brigade de nuit de Montrouge (Hauts-de-Seine) procèdent au transport de deux individus interpellés à bord d'un car de police secours. Intersection Avenue Louis Pasteur et Rue des Meuniers, commune de Bagneux (Hauts-deSeine), le conducteur redémarre lentement au feu vert  mais un véhicule de marque Volkswagen Golf roulant à très vive allure vient franchir à son tour l'intersection au feu rouge.

Une inévitable et violente collision se produit. Sous l'effet du choc, le véhicule de police fait un tour sur lui même ; le chef de bord est éjecté de l'habitacle, et les passagers arrières sont légèrement blessés. On relève cependant le corps du malheureux conducteur du fourgon, écrasé et incarcéré dans l'habitacle, mort sur le coup. Il s'agit du gardien de la paix Roger Guillemot, quarante-cinq ans.

Le conducteur de la Golf, Dris Djellas, vingt-six ans, est interpellé en état d'ivresse alors qu'il transportait trois passagers. Aucune trace de freinage n'est relevé au sol avant l'impact. Un témoin ayant assisté au drame indique que le conducteur de la golf roulait au minimum à cent kilomètres / heure. Djellas est condamné au terme de deux années passées en soins puis en détention provisoire par le tribunal correctionnel de Nanterre à trois ans de prison dont un an ferme. Son permis de conduire est annulé, sanction accompagnée d'une interdiction de le passer pour une durée de dix ans.

Originaire de Merdrignac (Côtes-D'Armor), Roger Guillemot était marié à Yvette, et père de Stéphane, vingt ans. Entré dans la police en 1965, il était une figure du commissariat de Montrouge, puisque affecté essentiellement en brigade nuit pendant plus d'une vingtaine d'années. Roger Guillemot était un policier respecté, décrit comme excellent fonctionnaire, très humain. Plus d'un milliers de personnes (officiels, policiers, proches et anonymes) seront présentes aux funérailles, y compris l'ensemble des effectifs policiers de Bagneux et de Montrouge. Roger Guillemot repose au cimetière de l'Orme à Moineaux aux Ulis (Essonne).

Sources:
Entretien avec Stéphane Guillemot
Archives Le Parisien du 23/05/1989

Patrick IGAU & André BUESSLER

1989 - Les brigadiers Igau et Buessler sont victimes d'une chute lors de l’ascension d'une voie du massif du Mont-Blanc.

Si vous êtes un proche de l'une des victimes, merci de me contacter.
Mercredi 8 Février 1989. Les brigadiers de police Patrick Igau et André Buessler opèrent au centre national d'entraînement à l'alpinisme et au ski des Compagnies républicaines de sécurité de Chamonix (Haute-Savoie), lorsqu'ils sont victimes d'une chute en dévissant sur L'Aiguille Verte dans le massif du Mont-Blanc.

Le CNEAS est le plus ancien centre de formation spécialisé dans le secours en montagne français. Il est basé à Chamonix Mont-blanc depuis le 4 janvier 1955.

Les actions du centre sont : la sélection et la formation des agents de montagne des CRS ainsi que celle des personnels de la police nationale amenés à intervenir en milieu vertical tels les policiers dans les groupes d'interventions, la formation des médecins urgentistes partenaires du secours en montagne, des actions de formations à l'étranger, et la participation aux commissions nationales et internationales de secours en montagne.

Sources :
"Victimes du devoir" de Stéphane Lemercier, éditions du Prévôt, page 177.

Eric BLAUWART

Dimanche 15 Janvier 1989. Eric Blauwart, jeune inspecteur de police affecté à Villeneuve-D'Asq (Nord) se rend à son service avec son véhicule Peugeot 205 en empruntant l'autoroute Lille-Paris. Il n'y arrivera jamais. On retrouve son corps dans son véhicule gravement accidenté, victime de plusieurs tonneaux. L'affaire est classée sans suite et entre dans les mauvaises statistiques de la sécurité routière.

Mercredi 3 Mai 1989. Joao Santos, vingt ans, se présente au commissariat de Tourcoing (Nord) avec l'intention de confesser plusieurs délits, et plus particulièrement un crime qu'il a commis au début de l'année. Très défavorablement connu des services de police, il indique de façon très précise qu'il est responsable de la mort d'un jeune policier quelques mois plus tôt. Ce dernier circulait à pieds sur l'autoroute et faisait du stop, lorsque le jeune inspecteur s'est arrêté sur le bas-côté en pensant qu'il se trouvait en difficultés. Il proposait de le transporter jusqu'en ville, et une discussion s'engageait entre eux deux.

Alors que Santos exprimait ses déboires et son quotidien difficile à son bon samaritain, Eric Blauwart lui apprenait qu'il connaissait bien cet engrenage d'échecs de par son point de vue de policier. En apprenant son métier, Santos s'emportait et s'emparait du volant de la 205 pour virer à droite. La voiture partait dès lors en dérapage et venait percuter un arbre après avoir fait plusieurs tonneaux. Santos s'en sortait indemne, tandis que le jeune inspecteur de police était mortellement éjecté du véhicule. L'inspecteur Eric Blauwart était âgé de vingt-cinq ans.

Je recherche d'avantage d'informations sur cet évènement et sur la victime. Merci de me contacter si vous êtes un proche afin d'établir avec votre accord une page dédiée plus appropriée.

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