Bernard ALBERT

1985 - Le gardien de la paix Bernard Albert est abattu alors qu'il vient d'intercepter un véhicule conduit par des malfaiteurs.

Âgé de quarante ans, Bernard Albert était marié et père de deux enfants. La famille était domicilié sur la petite commune de Montier-en-Der (Haute-Marne). Nommé brigadier de police à titre posthume, la voie communale du commissariat de Saint-Dizier est rebaptisée en son honneur "Rue du Brigadier Albert". 

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Vendredi 8 Novembre 1985. Trois frères issus d'une famille de gitans sédentarisés dans la Marne circulent à bord d'une camionnette qu'ils viennent de voler. Il s'agit de Joseph Lenfant, quarante ans, Emile Lenfant, dix-neuf ans, lequel est au volant et de Charles Lenfant, vingt-six ans, armé d'un fusil de chasse.

Repérés par la gendarmerie, les malfaiteurs sont poursuivis sur les routes de campagnes aux limites de la circonscription de Saint-Dizier (Haute-Marne). Averti de leur progression sur la route nationale N°4, un équipage de la police nationale composé de trois gardiens de la paix décide d'établir un barrage à hauteur de la petite commune voisine d'Ancerville.

Les malfaiteurs parviennent jusqu'au barrage routier mais n'ont nullement l'intention de s'arrêter. Ils tentent de forcer le passage sans succès et la camionnette se retrouve immobilisée dans un fossé. Alors que les policiers se ruent vers le véhicule accidenté, ils sont pris sous le feu d'un fusil de calibre 12. Les gardiens de la paix Daniel Nivoix et Christian Geny sont blessés, l'un à l'épaule et l'autre à la nuque. Quant à au sous-brigadier Bernard Albert, il est tué sur le coup.

Deux malfaiteurs sont interpellés aussitôt, mais le tireur, Charles Lenfant, a pris la fuite. Les voies d'accès à la commune d'Ancerville sont barrés et l'ensemble des forces de l'ordre organise les recherches du fugitif de manière très intensive.

Jeudi 14 Novembre 1985. Confronté à l'inutilité de sa fuite, Charles Lenfant se constitue prisonnier à la Gendarmerie d'Ancerville.

Mardi 14 Octobre 1986. La cour d'assises de la Meuse condamne Charles Lenfant à la réclusion criminelle dite à perpétuité ; peine assortie d'une mesure de sûreté de dix-huit ans. La complicité de meurtre n'a pas été retenue pour ses deux frères qui devaient répondre du vol du véhicule, et du refus d'obtempérer.

Sources :
Le Monde, article du 11/11/1985, "Un policier est tué par des malfaiteurs"
Journal officiel du 13/11/1985, page 13137, "Citation à l'ordre de la nation"

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