Georges ZITOUNI, Gilles MORILLON et Serge TROUVE

Les gardiens de la paix Georges Zitouni, Gilles Morillon et Serge Trouvé sont fauchés par
un automobiliste ivre alors qu'ils sécurisent les lieux d'un accident très grave près de Nantes.

Si vous êtes un proche des victimes, merci de me contacter.
Samedi 12 Mai 1984. Un individu en état d'ivresse au volant de son véhicule Citroën CX se dispute vigoureusement avec son épouse alors qu'il s'engage sur la route de Pornic à hauteur de Rezé (Loire Atlantique). Or c'est précisément sur cet axe qu'un accident grave vient d'avoir lieu. Un dispositif policier se trouve en protection des sapeurs pompiers opérant sur un véhicule gravement accidenté.

Certains des intervenants, en entendant la Citroën CX arriver, comprennent qu'un sur-accident va se produire et tentent de sauter par dessus la rambarde de sécurité. Cinq policiers et un pompier sont percutés à près de 140 km/h . On relève trois morts : le brigadier-chef Georges Zitouni, cinquante-et-un ans, originaire d'Afrique du Nord, marié et père d'un enfant ; le gardien de la paix Gilles Morillon, trente-sept ans, originaire de Cholet (Maine-et-Loir), marié et père de deux enfants ; et le gardien de la paix Serge Trouvé, quarante-deux ans, originaire de Messac (Ille-et-Vilaine), marié et père de famille. Le gardien de la paix Roland Crochet est très grièvement blessé mais survivra.

18 Septembre 1984. Le tribunal correctionnel de Nantes condamne le conducteur aux chefs d'homicides involontaires et blessures involontaires, conduite en état d'ivresse à deux ans de prison dont un an ferme ainsi qu'au versement de 80.000 francs à titre de dommages et intérêts à verser aux familles des victimes.

Bernard DHENNEQUIN

Portrait paru dans Le Parisien du 12/10/1984
1984 - Le gardien de la paix Bernard Dhennequin est tué par un individu  qui dissimulait une arme blanche pendant un transfert dans le 3ème arrdt de Paris.

Marié et père de deux enfants, il avait 27 ans. Son meurtrier a été condamné à douze ans de prison.
Samedi 5 Mai 1984. Pierre Goguet, soixante-quatre ans, erre dans le Faubourg Saint-Martin dans le 3ème arrondissement de Paris. Cet alcoolique notoire insulte et menace copieusement tous les passants qu'il croise sur son chemin.

En début de soirée, des policiers procède inévitablement à son interpellation. Emmené dans un premier temps à l'hôpital Saint-Louis pour un examen médical, l'interne délivre alors un certificat mandant les policiers de le transporter à l'infirmerie psychiatrique de la préfecture de police. Le diagnostic précise "un éventuel accès maniaque".

De là, les premiers intervenants se rendent à l'antenne de police locale sise rue Perrée afin d'effectuer la relève de l'équipage. Alors que le transfert est imminent, deux gardiens de la paix qui viennent de prendre leur service montent à leur tour dans le fourgon où attend toujours Goguet, impatient.

Personne ne se doute alors que l'individu est un amateur d'armes blanches et que le stylo qu'il transporte est équipé d'une lame rasoir. N'étant pas menotté, et n'ayant pas été fouillé après son arrestation, il profite d'un moment d'inattention et porte un coup mortel à la gorge du gardien de la paix Bernard Dhennequin. Il agresse également la gardienne de la paix Véronique Manquillet et la blesse grièvement au visage. Décrit comme un "loubard qui n'en a plus l'âge", capable des pires comportements, Goguet est finalement mis en examen pour homicide volontaire aggravé.

Originaire de Remaucourt (Aisne), le gardien de la paix Bernard Dhennequin avait vingt-sept ans ; il était marié et père de deux enfants. Par décret du 2 Juillet 1984, ce policier de neuf ans de service civils et militaires est nommé brigadier de police à titre posthume, et élevé au grade de Chevalier de la légion d'honneur.

Vendredi 18 décembre 1987. Évoquant invariablement la démence sénile, les excès d'alcool ou la réminiscence des conditions de sa déportation après ses faits de résistance pendant la guerre, la cour d'assises de Paris condamne Pierre Goguet à douze années de réclusion criminelle, requalifiant le meurtre en "coups et blessures volontaires ayant entraîné la mort sans intention de la donner".

Sources:
Archive Le Monde du 20/12/1987, "A la cour d'assises de Paris, le crime absurde de Pierre Goguet"

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