Serge VARIGNIER

1982 - Le gardien de la paix motocycliste Serge Varignier est victime d'un accident de voie publique alors qu'il patrouille près de Vénissieux.

Âgé de 32 ans, il était marié et père de deux enfants. Page réalisée avec l'aimable autorisation de sa famille.
Dimanche 5 Septembre 1982. Deux gardiens de la paix de la formation motocycliste urbaine de Lyon (Rhône) patrouillent sur le Boulevard Laurent-Bonnevay. Vers 14h30, les policiers arrivent à hauteur de la grande surface commerciale Carrefour. Alors qu'il ouvre la voie, le gardien de la paix Serge Varignier, trente-deux ans, perd le contrôle de sa Honda CB-400-N et chute lourdement sur la glissière centrale de sécurité. Malgré l'arrivée rapide des services de l'aide médicale urgente, son décès est constaté sur le lieu de l'accident.

Originaire de Saint-Priest (Rhône), Serge Varignier était marié et père de deux enfants âgés de six et trois ans. Entré dans la police en 1976, il s'était illustré à plusieurs reprises dans des sauvetages de personnes dans les eaux tumultueuses du Rhône et de la Saône en janvier 1978, avril et juillet 1980. En novembre 1981, il procédait à l'arrestation d'un dangereux malfaiteur réfugié dans les étages d'un immeuble.

Ainsi il recevait la médaille de bronze pour actes de courage et de dévouement, et était proposé récipiendaire à une médaille dans l'ordre national du mérite. Il était également décoré d'une médaille remise par la Fondation Carnégie (aujourd'hui dissoute). Nommé brigadier de police à titre posthume, Serge Varignier repose désormais au cimetière de Saint-Priest.

L'enquête s'oriente vers une possible défaillance de la moto. Avec 12.000km au compteur, l'engin venait effectivement de sortir d'une révision après des problèmes de vibrations signalés dans la direction. Dotés de Honda CB 400, les services de police avaient signalé que le modèle était trop léger et trop difficile à tenir à grande vitesse. Le modèle CB 400 type N piloté par le malheureux policier bénéficiait pourtant d'un cadre plus alourdi.

Décision était prise par le ministère de l'intérieur de retirer l'ensemble des modèles 400 des services de police pour une révision globale dans les ateliers. Pour la région Rhône-Alpes, c'est un parc de vingt-huit motos qui devait être immobilisé. En outre, des essais étaient réalisés sur le circuit de Linas-Montlhéry pour étudier la tenue de route des 400 N en présence de personnels de l'entreprise Honda et d'un ingénieur des transports du ministère de l'intérieur. La disparition de ces modèles était programmée au profit de la BMW 650.

Sources et références :
Le Progrès du 06/09/1982 "Un gardien courageux"
Le Progrès du 07/09/1982 "La mort du policier-motocycliste, la moto sortait de révision"
Le Progrès du 08/09/1982 "Les obsèques du policier Serge Varignier"
Le Progrès du 15/09/1982 "Les Honda 400 de la police retirées pour révision"

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