Patrick ROUSSEAUX

Source photo : Olivier Rousseaux, tous droits réservés.
1981 - Le gardien de la paix Patrick Rousseaux est victime d'un accident de la circulation en intervenant sur les lieux d'une rixe à Caen. Il était marié et père de 3 enfants.
Jeudi 25 Juin 1981, 23h40. Une rixe importante vient d'éclater dans le centre-ville de Caen (Calvados) ; certains individus seraient armés de couteaux. A bord d'une Renault 12 break un équipage de la brigade cynophile, monté par quatre gardiens de la paix et leur chien policier, se rend sur les lieux avec le gyrophare à deux-tons enclenché.

Alors que la R12 est sur le point de traverser le Pont de Vaucelles par la Place du 36ème Régiment d'infanterie, elle est très violemment percutée par un autocar des "Courriers Normands" provenant du Quai de Juillet. Sous l'effet du choc, la R12 effectue plusieurs embardées avant de s'immobiliser avec l'avant entièrement enfoncée. L'autocar finit sa trajectoire contre un arbre surplombant les quais de l'Orne.

Les conséquences sont désastreuses. Dans le véhicule de police, on relève les quatre blessés dont deux très grièvement : le conducteur, Claude Corbin, trente-deux ans, et un passager arrière, Patrick Rousseaux, trente-quatre ans. Ce dernier est transporté au centre hospitalier local dans un état très grave. Le brigadier Michel Jouenne, trente-six ans et Jacques Gautier, trente-quatre ans sont plus légèrement blessés.

Quant au chauffeur de l'autocar, Serge Dumont, trente-quatre ans, il s'en sort avec des blessures superficielles. L'enquête établit que celui-ci n'a pas respecté l'arrêt imposé au feu rouge fixe alors qu'il roulait à une vitesse très excessive. Il revenait d'un voyage scolaire de fin d'année et son contrôle d'alcoolémie se révélait positif.

5 Juillet 1982. Originaire de la Picardie, Patrick Rousseaux décède au centre hospitalier de Berck-sur-Mer (Pas-de-Calais), enlevé à sa femme et à ses trois enfants : Olivier, Yannick et Grégory. Olivier explique : " Notre père était un homme aimé et très attaché à sa famille. Il nous a enseigné le respect, la droiture, l’amour des siens, de ses racines. Il était très sociable, chasseur, pêcheur, sportif (vélo), rieur." Sa disparition a été le point de départ de l’éclatement d’une famille : "Il était proche de ses trois frères, et de ses parents ; notre Grand père, très affecté aussi, est décédé quelques temps après le drame. Avec le temps ont succédé l’éloignement et les perdus de vue. "

" Nous avons gardé un grand respect pour la Police Nationale et les hommes de bonne volonté qui la composent. "

Sources :
Entretien avec Olivier Rousseaux

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