Jean-Claude MORELL

1970 - Le gardien de la paix Jean-Claude Morell est abattu par un forcené retranché dans son domicile. Il était marié et père de deux enfants.
Jeudi 27 Août 1970. Jean-Pierre Boursereau, vingt-six ans, employé d'une entreprise de transports à Nantes (Loire Atlantique) vient d'être licencié du fait de son alcoolisme et de l'humeur particulièrement instable qui l'accompagne.

C'est de nouveau alcoolisé qu'il décide de retourner avec un fusil de chasse dans l'entreprise, où il tire à bout portant sur son contremaitre et le blesse grièvement.

Identifié par sa victime, des policiers se rendent aussitôt à son domicile. Mais le forcené ouvre à nouveau le feu à travers la porte lorsque ces derniers s'y présentent. Il blesse le commissaire Loïc Morineau et atteint plus grièvement au ventre le gardien de la paix Jean-Claude Morell qui se trouvait juste derrière.

Jeudi 3 Septembre 1970. Le policier succombe à ses blessures au centre hospitalier de Nantes. Âgé de trente-six ans, il était marié et père de deux enfants.

Mardi 6 Octobre 1971. La cour d'assises de Loire-Atlantique condamne Jean-Pierre Boursereau à la peine de mort pour "homicide et tentatives d'homicides volontaires". Il tente de se suicider dans sa cellule le lendemain avec le verre d'une ampoule brisé, en vain. L'arrêt le condamnant à mort sera cassé deux mois plus tard et sa peine commuée à la réclusion criminelle à perpétuité par la cour d'assises du Maine-et-Loire en 1972.


Sources :
Avec l'aimable autorisation de Christophe Morell (petit-fils)
Le Monde, article du 05/09/1970, "Un gardien de la paix meurt à l'hôpital"
Le Monde, article du 08/10/1971, "Le meurtrier d'un policier condamné à mort" 
Le Monde, article du 09/10/1971, "Jean-Pierre Boursereau tente de se suicider" 
Le Monde, article du 04/12/1971, "L'arrêt condamnant Boursereau à mort est cassé"

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